Par les beaux soirs d’été, j’irai dans les sentiers, Picoré par les blés, fouler l’herbe menue ; Rêveur, j’en sentirai la frêcheur à mes pieds : Je laisserai le vent baigner ma tête nue...

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien… Mais un amour immense entrera dans mon âme : Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la nature, _ heureux comme avec une femme !

ARTHUR RIMBAUD / 30 avril 1870